Un fonctionnement cognitif en baisse n’est pas une fatalité. Il existe, dans la plupart des cas, des solutions pour y remédier, ou du moins, le préserver au maximum. Un certain nombre de troubles neurologiques, neurodéveloppementaux, innés ou acquis, peuvent entraîner une altération cognitive qui demande une stimulation adaptée.
Mais la rééducation cognitive concerne aussi d’autres problématiques. Il existe, par exemple, des addictions qui retentissent le développement et le fonctionnement cognitif. Parmi elles, citons l’addiction aux écrans qui sont partout présents. Cette pénétration technologique massive dans les foyers et les esprits s’est traduite par l’apparition de comportements d’addiction aux écrans chez les plus petits, mais aussi chez les adultes. Or, de nombreux travaux scientifiques montrent que les écrans modifient, altèrent, le développement cérébral. Nous savons maintenant que ces comportements addictifs peuvent être atténués par la mise en place de stratégies adaptées dans la vie quotidienne qui visent à réguler le rapport aux écrans.
Compte-tenu du fait que les fonctions cognitives sont interdépendantes et interconnectées, il est possible de s’appuyer sur les points forts pour améliorer les points faibles. Aussi, le neuropsychologue peut apprendre au patient des stratégies à mettre en place dans la vie de tous les jours. Associée à ce travail, il peut aussi faire de la psycho-éducation en informant le patient sur son fonctionnement cognitif et ainsi participer à développer ce qu’on nomme sa métacognition (réfléchir « en temps réel » à nos propres processus mentaux et les influencer)